Publié dans Sport

Jeux africains des jeunes – Luanda 2025 - La Grande île représentée dans le flou institutionnel

Publié le dimanche, 14 décembre 2025

Madagascar est présent aux Jeux africains des jeunes à Luanda 2025 à travers un seul athlète, le judoka Sanda Rakotomalala, engagé dans la catégorie des moins de 66 kg. Une participation qui force le respect sur le plan sportif, mais qui soulève de nombreuses interrogations sur le plan institutionnel.

A ce jour, aucune communication officielle n’a été faite ni par le ministère de la Jeunesse et des Sports, ni par le Comité olympique malgache concernant l’envoi d’une délégation aux Jeux de Luanda. Le silence des instances de tutelle entretient le flou total autour des conditions réelles de la participation de Sanda Rakotomalala à cette compétition continentale majeure.  Préparation, encadrement, prise en charge ou encore soutien logistique restent inconnus du grand public.

 

Pourtant, sur le plan sportif, le judoka malgache n’est plus à présenter. Actuel numéro un national dans sa catégorie, Sanda Rakotomalala s’est illustré en remportant la médaille d’or aux Jeux des Îles de l’océan Indien (CJOI), une référence qui témoigne de son sérieux, de sa régularité et de son engagement constant sur les tatamis. Un profil qui aurait mérité un accompagnement clair, structuré et assumé par les autorités sportives du pays.

Cette situation met une nouvelle fois en lumière les insuffisances en matière de gouvernance et de communication du sport de haut niveau à Madagascar. Laisser un athlète défendre seul les couleurs nationales, sans visibilité institutionnelle ni message de soutien officiel, interroge sur les priorités et la responsabilité des décideurs.

Malgré ce contexte incertain, toute la grande famille du judo malgache se mobilise derrière Sanda Rakutomalala et lui adresse ses encouragements les plus sincères. Sur le tatami de Luanda, il portera non seulement l’espoir d’une médaille, mais aussi celui d’un sport malgache qui mérite davantage de considération et de transparence.

 

Elias Fanomezantsoa 

Fil infos

  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 
  • Service public - 65 000 agents accéderont au statut de fonctionnaire
  • Polyclinique Ilafy - Arrêt des séances d’hémodialyse
  • Administration publique - Relance de l’intégration des agents non encadrés de l'Etat 
  • L’étiquette Gen-Z devient outil de récupération politique

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff